Introduction
L’utilisation d’additifs phytogéniques issus de sous-produits agricoles s’est imposée comme l’une des stratégies nutritionnelles les plus prometteuses pour améliorer la santé et les performances des animaux. De nombreuses études démontrent les bienfaits de l’extrait de raisin (Vitis vinifera), un ingrédient riche en composés antioxydants, doté de propriétés détoxifiantes et antimicrobiennes, largement utilisé dans la production animale. De même, l’extrait d’olive (Olea europaea) présente un potentiel antioxydant et antimicrobien remarquable ; il contient de puissants polyphénols qui protègent les tissus contre le stress oxydatif, contribuant ainsi à l’équilibre de la réponse immunitaire et, en définitive, à la santé et aux performances des animaux d’élevage (Agah et al., 2019 ; Almusawi et al., 2019 ; Kumanda et al., 2019 ; Tavakolinasab et al., 2020).
L’association de ces deux ingrédients favorise l’interaction synergique de leurs composés bioactifs, donnant naissance à une solution innovante aux effets prometteurs sur les performances animales : BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®. L’ajout de cette solution liquide à l’eau de boisson renforce la santé animale en période de stress. Grâce à son puissant effet antioxydant, elle protège les tissus essentiels, tout en renforçant la santé intestinale et en régulant la réponse immunitaire. BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® est indiquée pour les périodes de stress dans la production animale, telles que les premiers stades de croissance, la vaccination, le stress thermique ou l’exposition aux mycotoxines, entre autres.
Le défi actuel posé par les mycotoxines courantes, émergentes et modifiées
La prolifération des mycotoxines représente une menace mondiale constante pour le bien-être des êtres humains et du bétail. Ces composés nocifs, produits par des champignons, peuvent s’infiltrer à n’importe quelle étape de la chaîne agroalimentaire, depuis la culture et le transport jusqu’au stockage des intrants, des aliments pour animaux et des produits finis (Alkhalifah et al., 2022). Chez le bétail, l’ingestion de ces toxines entraîne des pathologies graves, notamment des troubles digestifs, des lésions affectant des organes clés et des dysfonctionnements du système immunitaire, causés en partie par le stress oxydatif qu’elles génèrent au niveau cellulaire. Ces altérations au niveau des tissus et des organes réduisent la productivité des élevages et ont un impact négatif sur la rentabilité économique des systèmes d’élevage (Sun et al., 2022).
La littérature scientifique souligne que la co-exposition à différents types de mycotoxines amplifie leurs effets néfastes sur la santé animale (Gruber-Dorninguer et al., 2019). À cela s’ajoute la découverte continue de nouvelles variantes telles que les mycotoxines émergentes ou modifiées, dont la présence ajoute encore à la complexité du paysage actuel. Les mycotoxines émergentes sont également définies comme des métabolites secondaires toxiques produits par des champignons ; toutefois, elles ne font l’objet d’aucune réglementation légale et ne sont pas systématiquement incluses dans les contrôles analytiques. Quant aux mycotoxines modifiées, il s’agit de mycotoxines transformées par le métabolisme des plantes, des champignons ou des animaux ; elles présentent souvent une toxicité similaire à celle de la toxine d’origine, bien qu’elles puissent également être plus ou moins toxiques (Alassane-Kpembi, 2024).
Il existe plusieurs genres de champignons producteurs de mycotoxines émergentes, parmi lesquels le genre Alternaria spp. figure actuellement parmi les plus importants, et constitue l’un des principaux producteurs de métabolites aussi puissants que l’acide tenuazonique. L’exposition des animaux à cette mycotoxine provoque des effets métaboliques néfastes, notamment une immunosuppression, des lésions hépatiques et divers troubles digestifs. Cette atteinte systémique se traduit directement par un effet négatif sur les paramètres de production, entraînant une prise de poids réduite, un indice de conversion alimentaire plus élevé et, en définitive, une baisse des performances globales des élevages (Giambrone et al., 1978 ; Marin et al., 2014 ; Fraeyman et al., 2015).
BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® face à la mycotoxicose : protection hépatique
BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® s’impose comme un produit essentiel en cas de mycotoxicose. Grâce au puissant effet antioxydant des extraits de raisin et d’olive, démontré dans différentes études in vitro, on sait que cette solution liquide protège les cellules hépatiques du stress oxydatif généré par les mycotoxines, en neutralisant la production de espèces réactives de l’oxygène (ERO) (Jamshid Tabeshpour , et al., 2018).
Dans le même ordre d’idées, il a été rapporté que les composés bioactifs de ces ingrédients naturels contribuent à la détoxification hépatique des mycotoxines. Ali Rajput et al. (2017) ont fait état d’une réduction significative des résidus d’aflatoxine B1 (AFB1) dans le foie de volailles ayant reçu un complément de proanthocyanidine issue de pépins de raisin. De même, des études portant sur les polyphénols issus de l’olive ont mis en évidence leurs propriétés stimulantes des enzymes de détoxification hépatique, qui favorisent la métabolisation et l’élimination des substances toxiques (Albulnaja et al., 2022).
Il est ainsi établi que les extraits contenus dans BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® protègent le foie en agissant sur deux fronts. D’une part, ils renforcent ses propriétés détoxifiantes en induisant et en rétablissant l’activité des enzymes de métabolisation. D’autre part, ils exercent un effet antioxydant qui neutralise le stress oxydatif et inhibe la peroxydation lipidique, ce qui préserve l’intégrité de la membrane cellulaire des hépatocytes et prévient les lésions histologiques face à l’agression des mycotoxines.
Efficacité démontrée in vivo de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® face aux mycotoxines courantes et émergentes
C’est dans ce contexte que s’inscrit la présente étude menée sur des poulets de chair, conçue pour évaluer l’efficacité de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®, une combinaison synergique d’extraits de raisin et d’olive, administrée directement dans l’eau de boisson. Cette étude a été menée en collaboration avec l’Université de Thessalie (Grèce), ainsi qu’avec les laboratoires MicroLab Biotech de l’Université de Valence (Espagne).
Protocole expérimental
L’étude a porté sur un total de 46 206 poulets de chair de la lignée Ross 308, répartis en deux traitements avec 3 répétitions par traitement. Les groupes expérimentaux étaient constitués de : 22 950 animaux exposés à un régime alimentaire contaminé, n’ayant reçu aucune supplémentation (groupe témoin) ; et 23 256 poulets de chair exposés au même régime alimentaire, mais recevant une supplémentation de 0,5 mL/L de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® (groupe de traitement).
La durée de l’étude était de 35 jours, et au début de la période expérimentale, une analyse des mycotoxines courantes présentes dans l’aliment naturellement contaminé a été effectuée, révélant une co-contamination :
| Mycotoxine | Contamination (ppb) | Niveau de risque |
|---|---|---|
| Aflatoxine B1 (AFB1) | 3,15 | Faible |
| Fumonisines | 390,5 | Faible |
| Ochratoxine A (OTA) | 0,99 | Faible |
| Désoxinivalénol (DON) | 172,5 | Faible |
| Zéaralénone | 80,9 | Faible |
| Toxine T-2/HT-2 | 53,2 | Moyen |
Afin de déterminer l’impact des mycotoxines et l’effet protecteur de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®, l’efficacité alimentaire des animaux a été évaluée et les marqueurs d’oxydation et de lésions hépatiques ont été analysés. De plus, l’abondance relative de l’acide tenuazonique dans le foie a été analysée afin d’évaluer les propriétés détoxifiantes de la solution liquide. L’objectif était ainsi de valider les bienfaits des extraits phytogéniques présents dans BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® et leurs effets sur les animaux de production.
Résultats
La supplémentation en BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® a contribué à améliorer l’efficacité alimentaire chez les poulets de chair traités. L’analyse de l’indice de conversion alimentaire a révélé une différence de 5 % entre les deux groupes, ce qui suggère que la solution liquide a contribué au maintien de la santé générale des animaux, en améliorant leur statut immunitaire et leur équilibre intestinal, et s’est ainsi traduite par de meilleures performances de production. Les animaux ayant reçu BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® ont utilisé leur alimentation plus efficacement, atteignant les objectifs de production malgré une exposition aux mycotoxines présentes dans leur alimentation.
Figure 1. Indice de conversion alimentaire chez les poulets de chair exposés à des mycotoxines, avec et sans BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®.
Les résultats obtenus concernant les marqueurs d’oxydation ont confirmé les propriétés antioxydantes de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®. Au terme des 35 jours de la période expérimentale, on a observé une réduction significative de la concentration en substances réactives à l’acide thiobarbiturique (TBARS), ainsi qu’en carbonyles protéiques (CARBs), marqueurs respectifs des processus d’oxydation lipidique et protéique. Dans le même ordre d’idées, une augmentation considérable de la capacité antioxydante totale (CAT) a été enregistrée, démontrant ainsi que BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® a atténué les processus oxydatifs induits par les mycotoxines et renforcé les défenses antioxydantes des animaux supplémentés, grâce à une formulation à base d’extraits naturels riches en polyphénols (Wang et al., 2008 ; Farahat et al., 2017).
Figure 2. Marqueurs du stress oxydatif chez des poulets de chair exposés à des mycotoxines, avec et sans BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®.
Par ailleurs, l’analyse des enzymes hépatiques a démontré les propriétés hépatoprotectrices de la solution. Dans le groupe ayant reçu un supplément de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®, on a constaté une concentration plus faible de marqueurs de lésions hépatiques, tels que l’alanine aminotransférase (ALT), l’aspartate aminotransférase (AST) et la phosphatase alcaline (ALP). Grâce aux effets protecteurs des extraits de raisin et d’olive au niveau cellulaire, ainsi qu’à leurs propriétés anti-inflammatoires, cette solution liquide contribue au maintien de l’intégrité et de la fonctionnalité de cet organe essentiel (Zhang, 2011).
Figure 3. Marqueurs de lésions hépatiques chez des poulets de chair exposés à des mycotoxines, avec et sans BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®.
En ce qui concerne la quantification des mycotoxines dans le foie, l’analyse de l’abondance relative de l’acide tenuazonique a révélé un puissant effet détoxifiant de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®. Les analyses réalisées sur les foies provenant des volailles ayant reçu ce complément ont montré une réduction de 83 % de l’abondance relative de cette mycotoxine émergente, ce qui souligne la capacité du produit à protéger cet organe cible. Grâce à cette analyse hépatique, la présente étude démontre l’efficacité de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® dans les cas de mycotoxicose.
Figure 4. Abondance relative d’acide tenuazonique dans le foie de poulets de chair exposés à des mycotoxines, avec et sans BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®.
Conclusions
En conclusion, l’ajout de BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX®, une solution liquide à base d’extraits de raisin et d’olive riches en composés bioactifs, s’avère être une stratégie préventive prometteuse dans des conditions de stress chez les poulets de chair, telles que celles associées à la contamination par les mycotoxines.
BIŌNTE® QUIMITŌX® LIVŌX® améliore les performances de production chez les animaux supplémentés, avec de meilleurs indices de conversion alimentaire, tout en renforçant leur capacité antioxydante et en contribuant à la santé hépatique, essentielle chez les animaux à haut niveau de production. Enfin, l’analyse de la présence de mycotoxines dans le foie a démontré les propriétés détoxifiantes de cette solution liquide : elle est capable de réduire jusqu’à 83 % l’abondance relative de l’acide tenuazonique dans cet organe clé.