EFFICACITÉ DE BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS CHEZ LA CREVETTE BLANCHE

Introduction

       L’élevage de crevettes est confronté à une vulnérabilité constante en raison des taux de mortalité élevés associés aux pathologies bactériennes et virales ainsi qu‘aux déséquilibres physico-chimiques de l’eau. Cependant, à l’heure actuelle, la sécurité alimentaire en aquaculture a pris une place prépondérante. Bien qu’il soit complexe de déterminer l’origine exacte des pertes de production, des données scientifiques récentes soulignent que la contamination par les mycotoxines dans les ingrédients et les aliments pour animaux est un facteur déterminant dans la détérioration des rendements (Bhujel et al., 2021).

       La transition vers des régimes alimentaires intégrant davantage de matières premières végétales, nécessaires pour remplacer la farine de poisson, a accru considérablement le risque d’exposition aux mycotoxines. Ces métabolites fongiques compromettent non seulement la santé des animaux et la sécurité des consommateurs, mais ont également un impact direct sur la rentabilité des exploitations aquacoles en réduisant les paramètres de croissance et de survie.

       Les fumonisines constituent l’un des groupes de mycotoxines les plus répandus dans l’industrie aquacole, notamment en raison de leur présence fréquente dans des ingrédients tels que le maïs et ses sous-produits (De la Torre-Hernández et al., 2014). Ces métabolites sont synthétisés par des champignons du genre Fusarium, principalement Fusarium verticillioides et Fusarium proliferatum, qui produisent les variantes B1, B2 et B3 (Cáceres et al., 2020).

       Ces mycotoxines ont un impact négatif tant sur le performances zootechniques que sur la santé des espèces aquacoles, entraînant une diminution du gain de poids et de la survie. Chez la crevette blanche (Litopenaeus vannamei), il a été démontré qu’elles altèrent la croissance, la qualité de la chair, la fonctionnalité de l’hépatopancréas et la réponse immunitaire, facteurs qui, de manière synergique, compromettent la viabilité des animaux (Deng et al., 2010).

EFFETS DES FUMONISINES SUR LA CREVETTE BLANCHE
Paramètres de production Qualité de la chair Lésions histopathologiques Système immunitaire

↓ Prise de poids

↓ Taux de croissance spécifique (SGR)

↓ Survie

↑ Dénaturation de la myosine

↑ Dégradation des fibres musculaires

↑ Nécrose et vacuolisation de l’hépatopancréas

↑ Déformations branchiales

↓ Activité immunitaire :

↓ Activité phénoloxydase

↓ Anion superoxyde

Salazar et al., 2008 ; Kracizy et al., 2021

BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS : une stratégie de protection pour la crevette blanche

       BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS est une solution avancée spécialement conçue pour l’aquaculture, offrant une protection complète grâce à ses différents modes d’action. Au-delà de son exceptionnelle capacité d’adsorption, renforcée par une sélection optimale de bentonite et de sépiolite qui minimise la biodisponibilité des toxines dans le tractus digestif, ce produit intègre une stratégie avancée de bioprotection reposant sur des phytogéniques clés tels que la curcumine et la silymarine. Cette formulation innovante est complétée par l’effet postbiotique résultant de l’inclusion de parois cellulaires de levures et de levures hydrolysées, renforçant ainsi la santé et le performances zootechniques dans les aquaculture intensive.

Dans le but d’évaluer l’efficacité de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS chez la crevette blanche, l’étude in vivo décrite ci-dessous a été réalisée en collaboration avec Asian Institute of Technology (Thaïlande).

Matériels et méthodes : conception expérimentale

       L’étude in vivo avait pour objectif d’évaluer l’efficacité de différentes doses de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS sur les performances zootechniques et l’état sanitaire de la crevette blanche. Ces animaux ont été soumis à une exposition chronique via des régimes alimentaires contaminés par des fumonisines B1 et B2 (FB1+FB2), afin de déterminer la dose optimale.

       Le protocole expérimental comprenait quatre groupes : un groupe témoin (T1), nourri avec un régime exempt de mycotoxines, et trois groupes ayant reçu des suppléments de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS à des doses croissantes : 1 kg/t (T2), 2 kg/t (T3) et 3 kg/t (T4). Dans tous les groupes, les régimes alimentaires présentaient une contamination en FB1 + FB2 de 46 ppb, obtenue par l’ajout à l’aliment de 10 % de farine de maïs contaminée. Les niveaux de contamination ont été confirmés par analyse en chromatographie liquide à haute performance (CLHP).

       L’étude s’est déroulée en trois phases consécutives : pré-élevage, engraissement et test bactériologique final. Avant le début de ces étapes, une période d’acclimatation de 14 jours a été réalisée afin d’assurer l’adaptation aux conditions d’élevage et l’homogénéité des groupes. Au cours de l’étude, les paramètres physico-chimiques de l’eau ont été surveillés, notamment la température, l’oxygène dissous et le pH, assurant ainsi la stabilité des conditions de culture.

       La phase de pré-élevage a duré 20 jours. À la fin de cette période, le suivi s’est concentré sur la croissance des animaux en mesurant le gain de longueur des spécimens, établissant ainsi le point de départ biométrique avant d’entamer la phase suivante de développement.

Figure 1. Plan expérimental : pré-élevage.

       La phase d’engraissement s’est ensuite poursuivie pendant 90 jours, avec des prélèvements biométriques tous les 30 jours afin de suivre la survie. Pendant cette période, la consommation alimentaire et la croissance ont été enregistrées pour le calcul de l’indice de conversion alimentaire (FCR) et le taux d’efficacité protéique (PER). À la fin de la phase, des échantillons ont été prélevés pour l’analyse proximale de la composition corporelle et des études morphologiques de l’estomac, de l’intestin et de l’hépatopancréas ont été réalisées afin d’évaluer l’état de santé des crevettes.

Figure 2. Plan expérimental : engraissement.

       Enfin, un test de provocation bactérienne a été réalisé avec Aeromonas hydrophila, un agent pathogène opportuniste dont l’incidence est favorisée par des facteurs de stress tels que l’exposition aux mycotoxines. Après avoir déterminé la dose létale médiane (DL50) lors d’un essai préliminaire, une inoculation a été réalisée l’inoculation par immersion dans les groupes expérimentaux. Pendant les 14 jours qu’a duré la phase de provocation, la mortalité et les signes cliniques externes ont été surveillés quotidiennement, et la mortalité cumulée a été calculée afin de évaluer la capacité protectrice des différents traitements face à une agression pathogène externe.

Figure 3. Plan expérimental : provocation bactériologique.

Résultats

Les résultats les plus pertinents obtenus dans le cadre de l’étude, pour les différents groupes et phases expérimentales, sont présentés ci-dessous.

Pour une analyse plus complète et détaillée de ces résultats, il est recommandé de consulter l’article scientifique.

Au stade de pré-élevage, BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a optimisé la croissance des crevettes.

Figure 4. Pré-élevage : paramètres de production.

       Au cours de la phase de pré-élevage, la supplémentation en BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a optimisé la croissance des crevettes, entraînant une augmentation de la longueur des animaux à la fin de cette phase pour toutes les doses évaluées. Une amélioration a été observée une amélioration de 14 % de la longueur par rapport au groupe témoin avec l’utilisation de la dose de 3 kg/t. Cette tendance positive s’est également reflétée dans le gain quotidien de longueur, supérieur à celui de groupe témoin pour toutes les doses et a atteint une amélioration de 22 % avec les doses de 1 et 3 kg/t.

L'ajout de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS pendant la phase d'engraissement a optimisé les paramètres zootechniques de la crevette blanche.

Figure 5. Engraissement : survie.

Figure 6. Engraissement : paramètres de production et de rendement.

Au cours de la phase d’engraissement, la supplémentation en BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a maintenu la tendance positive observée durant la phase de pré-élevage, optimisant les paramètres zootechniques à tous les niveaux d’incorporation.

Il convient de souligner l’augmentation du taux de survie, qui a atteint une amélioration de 119 % par rapport au groupe témoin avec la dose de 3 kg/t.

En termes de croissance, la dose de 2 kg/t a permis d’obtenir le plus grand gain de longueur (6,49 cm), dépassant le groupe témoin de 6 %.

De même, l’efficacité alimentaire a atteint son optimum avec la dose de 3 kg/t, permettant une réduction de 48 % de l’indice de conversion (atteignant 1,2) et une amélioration de 45 % de l’efficacité protéique (qui a atteint 168).

BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a optimisé le métabolisme lipidique, améliorant significativement les performances zootechniques et le profil nutritionnel de la crevette.

Figure 7. Engraissement : composition proximale.

       Au-delà des paramètres zootechniques, l’impact du traitement sur la composition proximale des animaux a été évalué, en particulier sur leurs teneurs en protéines totales et en lipides. L’efficacité de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS repose sur sa teneur en lysophospholipides, qui optimisent la biodisponibilité des composés phytogéniques et le métabolisme lipidique. Cette gestion efficace des lipides permet de préserver les protéines pour la croissance plutôt que de les mobiliser comme source d’énergie, un phénomène qui a été démontré à l’issue de l’étude : alors que la teneur en protéines totales a augmenté de 3 %, le pourcentage de lipides corporels a diminué de 37 %. Ces résultats confirment que le produit améliore significativement le profil nutritionnel de la crevette blanche en favorisant une utilisation plus eficiente des nutriments.

BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a renforcé la état physiologique général de la crevette blanche, favorisant une apparence vigoureuse et une intégrité optimale de l'intestin et de l'hépatopancréas durant la phase d’engraissement.

       L’analyse histopathologique a mis en évidence diverses lésions ainsi que des signes cliniques de stress oxydatif dans le groupe témoin, localisés au niveau du corps, de l’intestin et de l’hépatopancréas. En revanche, les animaux supplémentés avec BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS ont présenté une réduction notable de ces altérations, retrouvant des paramètres physiologiques compatibles avec un état de santé optimal.

       Au niveau corporel, contrairement à la pâleur et à la fragilité des carapaces observées dans le groupe témoin, les spécimens traités présentaient une pigmentation normale ainsi qu’une plus grande fermeté.

Figure 8. Engraissement : intestin.

       Cette amélioration était également observable au niveau de l’intestin : alors que le groupe témoin et le groupe ayant reçu la dose minimale (1 kg/t) présentaient une inflammation inflammation diffuse du tractus intestinal et une coloration rougeâtre, les doses supérieures ont inversé ces altérations, les rétablissant en teintes bleuâtres caractéristiques d’un intestin sain.

Figure 9. Engraissement : hépatopancréas.

       De même, l’intégrité de l’hépatopancréas, qui présentait des surfaces irrégulières et une coloration sombre dans le groupe témoin, a été préservée chez les groupes recevant des doses faibles et moyennes, avec un aspect lisse et homogène. Ces résultats démontrent la capacité du produit à atténuer le stress oxydatif induit par les fumonisines.

Figure 10. Engraissement : indice hépatosomatique.

       Cette protection est renforcée par l’optimisation de l’indice hépatosomatique, un biomarqueur clé des réserves énergétiques et de la état physiologique général. À cet égard, l’ajout de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a permis de réduire cet indice jusqu’à 56 % dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée. Cette diminution est directement associée à l’atténuation de l’inflammation induite par les fumonisines, ce qui permet à l’organe de retrouver sa taille physiologique et de récupérer ses fonctions essentielles.

       La supplémentation en BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS favorise la homéostasie physiologique de la crevette blanche. Cette amélioration de l’état organique permet à l’individu de prioriser l’allocation  énergétique dans son croissance, maximisant ainsi les performances zootechniques.

L'administration de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a renforcé l'immunité innée de la crevette blanche, augmentant significativement sa résistance face à un infection bactérienne létale.

Figure 11. Provocation bactériologique : survie.

       Enfin, face à l’agression bactérienne provoquée par par Aeromonas hydrophila, tous les groupes supplémentés ont présenté un retard dans l’apparition de la mortalité, notamment le groupe ayant reçu la dose maximale (3 kg/t), qui a maintenu une survie totale jusqu’au 8e jour. D’autre part, le groupe ayant reçu la dose minimale (1 kg/t) a réussi à retarder la mortalité totale du groupe jusqu’au 14e jour de l’étude.

       Ces résultats montrent que la supplémentation en BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS a renforcé les défenses immunitaires des crevettes, ce qui s’est traduit par une résistance significativement supérieure face à une infection bactérienne létale.

Conclusion

La présence de fumonisines dans les matières premières et les aliments pour animaux constitue une menace majeure pour l’aquaculture, compromettant gravement la santé de la crevette blanche (Litopenaeus vannamei). Ces mycotoxines affectent non seulement les paramètres zootechniques et provoquent de graves lésions histopathologiques, mais elles induisent également un état d’immunosuppression qui rend l’organisme vulnérable aux agents pathogènes opportunistes tels qu’Aeromonas hydrophila. Cette vulnérabilité augmente les taux de mortalité et met en péril la viabilité économique des exploitations aquacoles.

Dans ce contexte, les résultats de l’étude in vivo confirment que l’administration de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS neutralise efficacement ces effets indésirables. L’utilisation de cet additif a permis d’optimiser le performances zootechniques à toutes les phases de croissance, en agissant spécifiquement sur l’atténuation du stress oxydatif et la réduction des lésions tissulaires résultant d’une exposition chronique à de faibles concentrations de fumonisines. L’aspect le plus pertinent réside dans sa capacité à renforcer le système immunitaire, en consolidant les mécanismes de défense naturels de la crevette et en assurant une survie nettement supérieure face à des défis bactériologiques réels.

En conclusion, l’intégration de BIŌNTE® QUIMITŌX® AQUA PLUS s’impose comme une stratégie essentielle pour préserver la santé et le bien-être des animaux. En rétablissant la fonction immunitaire et l’intégrité physiologique, ce produit garantit une production plus résiliente et améliore la rentabilité globale des systèmes d’élevage de crevettes.

Micotoxinas en alimentos para animales
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